French Opensource Advocate and Python Pragmatic Programmer (P³)
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Le bon, la brute et le comptable

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Financé par la Commission européenne, "Le Bon, la Brute et le Comptable" est un jeu éducatif pour vous apprendre à reconnaitre les bidouilles utilisées au niveau local pour corrompre les élus et autres agents administratifs.

Reprenant les recettes de corruption du site Cooking Budgets, ce jeu vous demandera de faire des choix éthiques (ou non...) et vous informera sur les différents pièges avec un petit mémo à chaque fois très clair.

En fonction de votre jeu, vous augmenterez ou baisserez vos risques légaux, politiques, vous éveillerez la méfiance des industriels et deviendrez peut-être la cible des policiers anticorruptions avec mise en examen à la clé.

Tout ce que j'espère c'est que certains élus ne prendront pas ce jeu comme un outil de formation pour se gaver encore plus en pot de vin :-)))

Pour jouer, c'est par là.

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Le bon, la brute et le comptable ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.

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encolpe
56 days ago
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Lyon, France
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PyCharm: Webinar: “Why Postgres Should Be Your Document Database” with Jim Fulton, March 20

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Python and database developers are increasingly interested in document storage and PostgreSQL has an increasingly-attractive story. Come explore Postgres as a document database in our free webinar:

  • Monday, March 20th
  • 16:00 European Time, 11AM Eastern Daylight Time
  • Register here

pycharm_webinar_w780

Did you know PostgreSQL excels at storing JSON documents? Known mostly for its mature SQL and data-at-scale infrastructure, the PostgreSQL project added a “JSONB” column type in its 9.4 release, then refined it over the next two releases. While using it is straightforward, combining it in hybrid structured/unstructured applications along with other facilities in the database can require skill.

In this webinar, Python and database consultant Jim Fulton shows us how to use JSONB and related machinery for pure and hybrid Python document-oriented applications. We’ll also briefly discuss his long history back to the start of Python, and finish with his unique NewtDB library for native Python objects coupled to JSONB queries.

Jim will use PyCharm Professional during the webinar. PyCharm Professional bundles the database tools from JetBrains DataGrip, our database IDE. However, the webinar itself is focused on the concepts of JSONB.

Speaking to you

Jim Fulton is the creator of Zope (the first open source application server) and ZODB, a pure-Python object database. Jim now works on NewtDB, which combines the ease of use of ZODB’s object with PostgreSQL’s JSONB to provide a hybrid object-oriented and document-oriented database. He also created and maintains the Buildout development and deployment tool. Jim has been a Python contributor and leader since 1994.

As an independent consultant, Jim works on architectures for large-scale Python and database projects, bringing decades of business experience for both.

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encolpe
77 days ago
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Lyon, France
miohtama
77 days ago
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Helsinki, Finland
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Team Chat

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2078: He announces that he's finally making the jump from screen+irssi to tmux+weechat.
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encolpe
137 days ago
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Si true
Lyon, France
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stsquad
133 days ago
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Truth
Cambridge, UK
hooges
137 days ago
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IRC, never die!
Topeka, KS
emdeesee
137 days ago
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OK, fine. When the galactic singularity becomes an option, I'll consider switching from IRC.
Lincoln, NE
beowuff
137 days ago
Don't worry. It'll still run irc as it's back end, so you can still connect.
Fidtz
137 days ago
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2051, solid 1960's style future prediction there!
Covarr
137 days ago
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What if I'm only still on IRC because the rest of my groups are?
Moses Lake, WA
alt_text_bot
137 days ago
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2078: He announces that he's finally making the jump from screen+irssi to tmux+weechat.

Comment les multinationales chinoises rachètent des terres agricoles en France

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(partie 1)

Le rachat de 1700 hectares de terres effectué dans l’Indre par la multinationale chinoise Hong Yang n’est pas passé entièrement inaperçu. Quelques articles sont sortis entre février et mai 2016, vaguement relayé par les chaînes de télévision, puis le sujet s’est effacé, et rien ne transpire depuis. Des informations plus ou moins fiables et vérifiées ont été relayées sur ce rachat de terres, avec le nom d’un Français à la manœuvre qui a fini par sortir : Marc Fressange. Puis celui d’une autre multinationale chinoise : Beijing Reward International. Des Sociétés civiles agricoles sont aspirées une à une, comme des groupements fonciers agricoles (GFA), des changements de sièges sociaux vers la Normandie s’opèrent en toute discrétion. Puis vient la holding. Parisienne.

Reflets a enquêté, et offre à ses lecteurs une première photographie de cette « opération commerciale » unique dans l’histoire française, qui pourrait bien mener à la création de fermes géantes d’approvisionnements de la Chine sur le territoire hexagonal. En toute légalité.

Rachats de parts de SCEA pour échapper à la Safer

Le départ de cette opération est basé sur un contournement très simple des règles de rachat de terres agricoles (censées protéger au départ « l’agriculture familiale » en France,) par des investisseurs chinois. Le principe est de ne laisser que quelques parts sociales de sociétés civiles d’exploitation agricole (SCEA) aux anciens propriétaires lors du rachat.

En France, des organismes d’Etat, les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) sont censées réguler les rachats de terres, et permettre que « les projets [agricoles soient] en cohérence avec les politiques locales et répondent à l’intérêt général« . Si une exploitation agricole est rachetée, la Safer du département a un droit de préemption, et de regard sur ce rachat afin d’empêcher que le « modèle français d’exploitation familial » ne soit mis à mal, dit-on au sein des Safer. En réalité, depuis la Loi de modernisation agricole de 2005, cette règle et ces « pouvoirs » des Safer ont été largement assouplis, voire détruits (extrait du site de la Chambre d’agriculture de Haute-Marne) :

La LMA de 2005 est venu légaliser l’émergence d’autres formes d’exploitation à travers de nouveaux dispositifs ou mesures.

•    Le bail cessible ouvre la possibilité de la cession du bail hors du cadre familial, rend possible un accroissement du prix du fermage (par rapport au plafond légal), la suppression du droit de préemption par les SAFER, le congé du preneur, la légalisation des pas-de-porte. Il s’avère que peu de baux cessibles ont été signés depuis l’application de la loi.
•    Le fonds agricole permet une valorisation dissociée du foncier et du capital.
•    Autres mesures en faveur d’un assouplissement du contrôle des structures en matière notamment d’agrandissement des exploitations (relèvement du seuil de surface à partir duquel une autorisation préfectorale est requise, suppression du recours systématique à la CDOA (Commission départementale d’orientation agricole).

•    Les assolements collectifs et les structures juridiques ad hoc, le statut des CUMA, la création de sociétés civiles laitières permettent de légaliser des formes institutionnelles émergentes.

Malgré tout, dans le cas du rachat intégral d’une SCEA, avec changement de propriétaire et donc rachat de l’intégralité des parts sociales de la société, la Safer est prévenue de l’opération et peut intervenir. Dans le bordelais, lors de rachat de domaines viticoles, une responsable de Safer explique par exemple que « Des opérations de rachat de vignobles bordelais par des Chinois ont été effectuées, en intégralité, et dans ces cas là, les Safer peuvent accompagner les nouveaux exploitants, avec un droit de regard, mais aussi en donnant des avantages fiscaux aux racheteurs. Dans le cas des investisseurs chinois des SCA de l’Indre, on ne peut rien faire« . Au point que la Safer a appris que des exploitations agricoles avaient changé de main par des on-dit, et au final, par les journaux, plus d’un an après que la première opération eut lieu . Les investisseurs chinois n’ont pas racheté intégralement les exploitations agricoles, ils ont racheté toutes les parts sociales, moins quelques unes, qu’ils ont laissé aux anciens propriétaires…

Chambrisse : le (presque) départ de l’opération chinoise

La plus grosse SCEA de l’Indre est rachetée fin 2014 par la multinationale Hong Yang (HK) International invetsment company limited à deux agriculteurs-investisseurs britanniques, ayant eux-mêmes acheté cette SCEA quelques années auparavant (et endettés pour d’eux d’entre eux à hauteur de 500 000€ chacun).

chambrisse2

Sur le site officiel du registre des entreprises, la multinationale n’apparaît pas avec son nom complet, il est donc impossible de savoir que c’est elle l’acheteuse :

international-investment

Une recherche sur le terme « International investment company limited » donne bien entendu des tas de réponse d’entreprises étrangères de tout type, mais pas Hong Yang. C’est donc l’acte notarié qui indique précisément que l’entreprise chinoise Hong Yang a racheté la quasi totalité des parts des associés de la SCEA Chambrisse :

honghyang-rachat

 

Cette vente de parts sociales de la SCEA a été effectuée pour un montant de 4 millions quatre cent trente neuf mille euros, sur une valeur du double :

montant-transaction-chambrisse

Les investisseurs chinois font donc des affaires quand ils achètent des terres agricoles françaises, puisque les parcelles possédées par la SCEA Chambrisse — et listées dans l’acte notarié — sont au nombre de six, pour une surface totale de 926 hectares. Le montant payé par Hong Yang ramené à l’hectare correspond donc à 4700€ l’hectare. Un prix inférieur au marché dans ce coin de l’Indre, plutôt compris entre 5000 et 7000€ l’hectare. Mais la SCEA Chambrisse est le point de départ d’une bien plus grosse opération que le simple rachat de terres agricoles cultivées dans l’Indre. Cette opération financière de 2014 marque surtout l’entrée en jeu de plusieurs personnages incontournables dans cette affaire, dont Monsieur Marc Fressange, immédiatement nommé gréant de la SCEA de Chambrisse par les nouveaux propriétaires, Hong Yang International (et ses représentants Chinois, Madame Jun Wang et Monsieur Keqin Hu)  :

nomination-gerant-fressange

Les « vendeurs » britanniques ayant conservé au moins une part restent associés et tout le monde déménage vers la Normandie, tout du moins pour le siège social…

Marc Fressange : le businessman français implanté en Chine qui aime gérer des entreprises agricoles

Le rachat de terres par des entreprises chinoises ne s’arrête pas là. Le fraîchement nommé gérant Marc Fressange en 2014 devient alors très rapidement — durant l’année 2015 — le gérant ou co-gérant de 2 GFA (groupements fonciers agricoles) et de 4 autres SCEA de l’Indre (une sixième a été créée dans un autre département, voir plus bas). Ces sociétés agricoles vont être rachetées à 99% par les amis investisseurs chinois de Marc Fressange et son épouse, puis leur siège social déménagé (pour une grande majorité) en Normandie, à la même adresse que la SCEA de Chambrisse.

Mais qui est donc Marc Fressange ? l’homme est plutôt discret, c’est un ancien diplômé de HEC qui s’est installé en Chine au milieu de la dernière décennie. Il est marié à une avocate chinoise (qui est comme nous le verrons plus bas, la représentante de Hong Yang, madame Wang), ainsi que l’indique un touriste français en voyage dans l’Empire du milieu en 2006 :

Marc Fressange (marié à une avocate chinoise – il paraît que cela aide énormément pour monter une affaire ici et Marc a monté un site de commerce électronique où il propose des produits alimentaires français et européens)

Le gérant de SCEA a crée une entreprise à capitaux étrangers en Chine à cette époque, Ouh La La French Food Co Ltd, qui importe et distribue des produits agro-alimentaire et développe un réseau de magasins pour ce faire, se déclare « directeur Europe » de Chambrisse Investment, une entreprise qui n’existe pas en France, mais dont le dernier terme, investment apparaît récemment dans la structure juridique globale des investisseurs chinois en France. Les informations sur les activités de Marc Fressange ont tendance à s’arrêter en 2014, date à laquelle le premier rachat de SCEA débute :

directeur-europe

ouhlala

Le lien entre l’activité entrepreneuriale de Fressange et son intérêt pour la gérance d’entreprises agricoles en France est assez compréhensible lorsqu’on observe le détail des activités de son business en Chine :

Ouh La La a développe de nombreux partenariats (Société Générale Retail Bankin, MasterCard…) et mène des opérations promotionnelles en association avec la Sopexa, Atout France et le Sial.
Ouh La La France a lance a l’été 2013 Test in China avec la société XTC pour favoriser l’accès des produits agro-alimentaires au marche chinois : Focus Group Consommateurs, Pricing, positionnement produit, importation, vente réseau et via plate-forme internet. Plus d’information sur ouhlalafrance.com

Fressange est tout de même sur Facebook, et il est un soutien — ça ne s’invente pas — des défenseurs de la forêt amazonienne contre les méchantes multinationales qui déforestent :

fressange-facebook

Et comme notre gérant est toujours directeur Europe de Chambrisse investment, il a une page Facebook de cette entreprise dont l’existence reste toujours très difficile à prouver :

chambrisse-investment

D’un point de vue strictement marketing, c’est assez léger…

La suite des rachats de terres agricoles dans l’Indre et plus encore…

Marc Fressange est donc aujourd’hui gérant ou co-gérant de 2 GFA et de 6 SCEA : SCEA de Chambrisse, SCEA du domaine de la Tournanciere , SCEA Le Grand Mée, SCEA du Grand Saulay, SCEA des Plaines à blé, SCEA d’Esperabent, GFA Laporte et GFA Kluiskade. La dernière SCEA, d’Esperabent, n’est pas localisée dans l’Indre, mais dans le département du Gers. Cette SCEA est particulière dans la « collection » que Marc Fressange « gère », puisqu’elle n’est pas issue d’un rachat. Elle a été constituée quelques mois avant l’opération de Chambrisse. La SCEA Esperabent est déclarée comme SCEA « de gestion ». Mais l’objet de son activité est bien d’acheter et louer des terres, pour la culture ou l’élevage :

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Par qui a-t-elle été créée ? Suivez notre regard : Monsieur Keqin Hu, dirigeant de la multinationale Hong Yang basée à Honk Kong.

scea-hong-yang-esperbent

Viennent ensuite, la SCEA de la Tournancière, toujours rachetée par Hong Yang, en août 2015 :

tournaciere-rachat-hongyang

La SCEA du Grand Mée est elle rachetée par un autre groupe industriel chinois, Beijing Reward International trade corporation :

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Et là où l’affaire des rachats de SCEA via Marc Fressange devient plus précise, c’est par l’activité de la multinationale Beijing Reward International et celle du couple néerlandais Ammerlaan au sein de leur SCEA : le lait. Pour les agriculteurs qui cèdent leurs parts, c’est l’élevage de vaches laitières sur 3,14 hectares de prairies…

le-grand-mee-materiel

Et pour les acheteurs, c’est le lait en poudre :

beijingreward-activite

Mais pourquoi donc Marc Fressange deviendrait-il gérant d’une nouvelle SCEA laitière avec un autre groupe que Hong Yang ? Aurait-il changé de crémerie (façon de parler) ? Pas du tout, puisqu’en réalité, si Beijing international Reward a racheté l’exploitation agricole des Ammerlaan, c’est en tant qu’associée de Reward scientific and technological industry group. Et qui dirige Reward scientific and technological industry group ? Keqin Hu, le patron de Hong Yang.

associes-legrandmee

association-hongyang-beijingreward

La photographie des rachats de terres chinois se précise

Une holding, basée à Paris à été créée fin avril 2016. Elle a comme co-directeurs, Monsieur Marc Fressange et Monsieur Jingwen Zhao, et son président est bien entendu… Keqin Hu. Elle se nomme « Ressources investment« , et non « Chambrisse investment » comme Fressange l’aurait souhaité. Mais des terres sont en cours de rachat ailleurs que dans l’Indre, et Reflets va continuer de dévoiler les méandres de cette opération. Où sont les 700 hectares de plus, tombés dans l’escarcelle de Hong Yang dans l’Indre ? Que font les GFA ? Quel est le business final ? D’autres terres ont-elle été rachetées sur le territoire ou en cours de rachat ?

Une certitude : les multinationales chinoises n’ont pas investi en France pour simplement laisser des ouvriers continuer à jouer avec des moissonneuses batteuses et des machines à traire. Marc Fressange et son épouse, Madame Wang, n’ont pas non plus décidé depuis deux ans de se déguiser en gentlemen farmers.

Le « plan » est beaucoup plus vaste. Et très inquiétant pour l’agriculture paysanne et les territoires en général…

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encolpe
218 days ago
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Lyon, France
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★ État et violence

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Cette autonomie du politique se caractérise, comme l’a dit Max Weber, par le fait que la loi particulière de l’État moderne, c’est la violence. […] Dans le monde actuel, l’État n’est pris au sérieux que s’il est menaçant, et que s’il se défend dans une lutte à mort contre ce qui le met en question.

[…]

Le fait singulier de l’État, c’est que la violence est pour lui devenue monopole. « L’État moderne est un groupement de domination de caractère institutionnel qui a cherché à monopoliser dans les limites d’un territoire la violence… » ; L’État exclut la violence des autres groupes : il n’est plus convenable qu’un syndicat, qu’un parti, qu’un clan agisse par la violence ; cela est encore moins convenable de la part d’un individu : il ne serait plus qu’un criminel. Il y eut pendant longtemps hésitation à l’égard des groupes. Mais de nos jours nous voyons bien que précisément parce que des groupes prétendent utiliser encore ce moyen, la réaction de l’État se fait plus dure, plus rigoureuse. La police devient un élément décisif, et nécessairement incontrôlé. […] La violence est donc contrainte légitime lorsqu’elle est exercée par l’État légitime, mais l’État est légitime lorsqu’il se maintient aussi par la violence.

[…]

Le droit est observé par l’État lorsqu’il ne se passe rien, sans quoi sera proclamé l’état d’urgence, ou de tension, etc., pendant lequel sera créé un droit d’exception ! […] Autrement dit quand l’État est mis à même par les circonstances d’employer la force, il ne tient plus jamais compte du droit, et nous nous trouvons en présence de la violence nue, quitte, bien entendu, à légitimer par la suite l’usage de cette violence.

[…]

Oui, mais enfin, dit-on, il y a quand même la réaction du citoyen sur laquelle on doit pouvoir compter. C’est justement le devoir politique du citoyen de s’élever au nom de la morale… et du droit en face de cette attitude de l’État ; c’est lui qui doit être la limite vraie de la violence ! Nous pouvons ici seulement dire : Ce citoyen, c’est celui dont nous avons parlé au chapitre précédent, plongé dans l’actualité, déconcerté, incapable d’une réflexion politique véritable, etc. Qui plus est, ou bien ce citoyen ne s’intéressera pas aux problèmes politiques, auquel cas il ne sera pas limite envers l’État, mais simple objet, ou bien le citoyen entre dans le jeu politique, et il est alors de nos jours, bien plus qu’un citoyen, un partisan, un militant.

[…]

Dire que l’État ne devrait pas employer la violence, c’est simplement dire qu’il ne doit pas être l’État. C’est le même problème avec la guerre. […] Les lois de la guerre s’imposent en réalité quand il n’y a pas de guerre. Car la seule loi de la guerre, c’est de la gagner. Dans ces conditions, et sans entrer dans la discussion, nous pourrons donc dire que toute guerre est injuste, toute violence condamnable. Mais cela est l’affaire du moraliste, de l’individu, l’État ne peut absolument pas juger ainsi. Il se condamnerait simplement à disparaître, et serait remplacé par un autre État qui n’hésiterait pas. Rappelons la pensée de Marx sur la démocratie, qui n’est un régime acceptable que parce qu’elle n’ose pas employer ses moyens de violence, étant paralysée par ses scrupules. Et donc, dit Marx, c’est l’État le plus facile à renverser.

[…]

Car nous pouvons poser comme un principe décisif que plus la puissance grandit, plus les valeurs se dissolvent.

L’illusion politique, Jacques Ellul.

L’extrait est long et malgré sa publication en 1965 encore incroyablement pertinent. Il y a des auteurs dont je pressens l’importance dans mes réflexions et que j’essaye de ne pas approcher trop tôt malgré les multiples recommandations, Jacques Ellul en fait partie et je suis content de pouvoir l’aborder aujourd’hui grâce à Thomas.

Comment créer des communautés à une échelle qui permette de conserver les valeurs bien présentes ?

La quête d’une vie de non-violent.

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encolpe
314 days ago
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Lyon, France
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Lutte contre le cancer : pour le FN de Villeurbanne c’est « cachez ce sein »

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SUR LEPROGRES.FR La conseillère municipale n’a pas envie de voir des seins en photo, même si c’est pour la bonne cause. Béatrice Branska-Farille, élue d’opposition Front national (FN) à Villeurbanne, s’est insurgée contre l’attribution d’une subvention à l’association « Venus VII ». Celle-ci porte notamment un projet artistique fondé sur une série de photos de femmes dont […]

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encolpe
321 days ago
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Lyon, France
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